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 Tous les composés liposolubles, dits tocophérols, appartiennent à la classe de la vitamine E. L’alphatocophérol, très actif biologiquement, est le plus puissant de ces composés. C’est à ce composé que l’on fait en général référence quand on parle de vitamine E. Ils sont identifiés par des lettres de l’alphabet grec. La vitamine E est stockée dans le foie ou les réserves de graisse, comme les autres vitamines liposolubles. Elle résiste à la chaleur et à l’acidité et n’est donc pas détruite par la préparation des aliments. Sources
- Huile, surtout de soja, de maïs, de graines de coton et d’arachides.
Margarine
- Avoine, riz brun, et autres céréales complètes.
- Certains légumes verts et fruits
Rôle Les diététiciens découvrent chaque jour des éléments nouveaux sur la vitamine E. On sait que c’est l’un des antioxydants les plus puissants (environ trois fois celui de la vitamine C) et qu’elle protège les tissus contre une concentration trop forte d’oxygène. Ainsi, la vitamine A et de nombreux lipides sont très rapidement détruits par l’oxygène, mais l’apport de vitamine E ralenti le processus et le prévient. L’adjonction de vitamine E, dans certains produits alimentaires, agit comme un conservateur en prévenant la décomposition de la vitamine A et en empêchant par exemple les graisses de devenir rances. Dans le corps humain, la vitamine E a un rôle d’entretien de la membrane cellulaire.
Elle participe à la formation des globules rouges, des muscles et d’autres tissus. Elle retarde le vieillissement du corps et le protège de certains effets néfastes de la pollution. Elle renforce l’action de la vitamine C contre les nitrosamines (composés cancérigènes). Elle empêche également la formation de caillots et donc l’apparition de phlébites. Elle diminuerait la fatigue, préviendrait l’impuissance, renforcerait la fertilité et éliminerait les tissus gangrenés. Elle jouerait également un rôle dans la reproduction. Apport quotidien recommandé
Il est de :
-7,5 mg à 10 mg chez le nourrisson de moins de 12 mois
-10 mg entre 1 et 24 ans
-5 mg à partir de 25 ans
-10 mg pendant la grossesse et l’allaitement
Carence en vitamine E Les carences en vitamine E sont rares. Les recherches récentes indiquent qu’une carence prolongée provoque une forme légère d’anémie. Chez les rats, on a constaté qu’une carence en vitamine E conduisait à des problèmes de reproduction. Chez d’autres animaux de laboratoire, on a pu observer une dystrophie musculaire, une rétention de liquides anormale et des lésions cérébrales. Mais aucun de ces signes n’a été constaté chez l’homme. Chez le bébé, une carence en vitamine E détruit les globules rouges. Chez l’adulte on peut noter des risques de stérilité, un vieillissement prématuré, l’apparition de certaines maladies dites dégénératives (Alzheimer, Parkinson) et un vieillissement musculaire. On a prétendu que la supplémentation en vitamine E améliorait les performances sexuelles, ralentissait le vieillissement, prévenait le cancer et les maladies cardiaques ou encore supprimait les bouffées de chaleur de la ménopause. Cette promotion des suppléments de vitamine E n’a aucun fondement.
Surconsommation de vitamine E
Comme toutes les autres vitamines liposolubles la vitamine E est stockée et pourrait s’accumuler en cas de surdosage jusqu’à un niveau de toxicité. Mais les médecins n’ont aucune preuve des effets indésirables d’un surdosage de vitamine E. Il se pourrait qu’un apport trop important se traduise par une diminution de la fonction sexuelle, des saignements excessifs, une faiblesse musculaire et de la fatigue.
Faut-il consommer des suppléments de vitamine E ?
La vitamine E est présente dans beaucoup d’aliments.
Elle est souvent utilisée comme agent conservateur de produits alimentaires préparés industriellement. Par conséquent, les besoins sont largement couverts et il n’est pas nécessaire de prendre des suppléments. Longtemps considérée comme la vitamine de la fertilité, la vitamine E n’a pas fait de preuves dans ce domaine. Une alimentation équilibrée riche en céréales complètes et comportant une quantité modérée de graisses non saturées suffit. Toutefois une supplémentation est conseillée :
-Aux sportifs (cette vitamine améliore la respiration cellulaire permettant à l’effort d’être plus long et plus soutenu).
-Aux personnes âgées.
-En cas d’alimentation riche en acide gras insaturés (huiles végétales, poissons gras).
-En cas de prise de pilule.
-En cas de grossesse et d’allaitement
-En cas de consommation de tabac ou d’environnement pollué.
-En cas de traitement hormonal substitutif aux oestrogènes chimiques.
Il est à noter que les dosages peuvent varier fortement selon les besoins. Pour une action optimale de la vitamine E, il est bon de l’associer à la vitamine C, au bêtacarotène et au sélénium sans aucun risque de toxicité. En revanche, attention si vous êtes sous anticoagulant, la prise de vitamine E peut provoquer des hémorragies si elle est prise à très hautes doses.
En savoir plus
La supplémentation doit toujours se faire à base de vitamine E naturelle. La vitamine E synthétique, dérivée de produits pétrochimiques, est beaucoup moins chère, mais mal assimilée par l’organisme. En effet, nous disposons d’un transporteur de vitamine E, le tocophérol binding protein (TBT) , qui dirige automatiquement vers l’excrétion biliaire les «copies» non naturelles de vitamine E, ainsi que ses formes oxydées. Bien plus grave, la «fausse» vitamine E entraîne l’élimination du gamma-tocophérol contenu dans le sang.
Ce dernier est très important pour neutraliser des composés toxiques issus de la pollution. Le TBT maintient aussi un taux optimal de vitamine E dans le sang, ce qui explique sans doute la totale innocuité d’une supplémentation en vitamine E.
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