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Cancer du col de l'utérus

Cancer-col-uterusLa maladie se définit par l'existence de cellules cancéreuses dans le col de l'utérus (au niveau du passage entre le vagin et l'utérus).
Les signes de la maladie sont souvent diffus et insignifiants : des pertes vaginales sont le symptôme le plus courant.
Des saignements spontanés, ou en relation avec des rapports sexuels, peuvent aussi se produire.
Des douleurs abdominales et des difficultés pour uriner apparaissent à un stade plus avancé de la maladie.


Le cancer du col de l'utérus est la maladie cancéreuse la plus commune chez les femmes.
L'âge le plus critique se situe entre 40 et 50 ans.
Le dépistage précoce de la maladie augmente considérablement las chances de guérison.
C'est pourquoi toutes les femmes devraient subir des examens gynécologiques à intervalles réguliers.
Lors de ces examens, des prélèvements de cellules du col de l'utérus (frottis vaginaux) sont effectués.
L'analyse de ces cellules permet de déceler d'éventuelles lésions pré-cancéreuses.

Symptômes

Saignements anormaux, pertes souvent malodorantes, douleurs, fatigue, manque d'appétit, perte de poids, tuméfactions, sensation de douleurs dans l'abdomen.

Causes

La cause directe n'est pas connue.
Cependant, il semble que certains facteurs favorisent les risques de cancer du col de l'utérus : hérédité, mauvaise hygiène, début précoce de la vie sexuelle, grande activité sexuelle, mais surtout infections répétées.

Traitement

Il faut impérativement consulter un médecin dès l'apparition d'un symptôme douteux : pertes ou saignements anormaux, par exemple.
Il est dangereux d'attendre des signes plus généraux.
La pratique systématique d'un frottis vaginal annuel reste la méthode de dépistage la plus efficace.

Le médecin procède à un examen gynécologique complet.
L'examen au spéculum permet de voir directement la plupart des lésions, visualisées avec une solution d'iode.
Le frottis vaginal, ou la biopsie effectuée en laboratoire, permettent d'étudier les cellules provenant de l'extérieur et de l'intérieur du col et de déceler si elles sont cancéreuses ou non.
Le toucher vaginal permet d'évaluer l'extension d'une lésion aux organes voisins et donc de déterminer le degré de gravité.

Le traitement varie selon les cas et la gravité du cancer.
Si la maladie est décelée suffisamment tôt, on a recours à la chirurgie pour enlever l'utérus, les ovaires et les trompes utérines.
Un traitement par radiothérapie, avant ou après l'intervention, est souvent associé afin d'éliminer complètement les cellules cancéreuses.
Les lésions pré-cancéreuses peuvent être ôtées sans pour autant procéder à l'ablation de l'utérus et des trompes.
Si la maladie est déjà très développée avant d'être découverte, le traitement vise à empêcher l'extension du cancer vers d'autres organes.
Des analgésiques efficaces sont aussi prescrits afin d'atténuer les symptômes.

Évolution

Si un traitement adéquat est effectué à un stade précoce, il y a de grandes chances de guérison.
Le traitement radiothérapique après l'opération élimine les cellules cancéreuses encore existantes.
Si la maladie est décelée tardivement, et a déjà atteint des organes voisins, les chances de guérison sont plus faibles.
Le traitement a alors pour but d'empêcher l'extension rapide du cancer.

Le cancer de l'utérus est-il grave?

La maladie est très grave, surtout si elle est décelée à un stade déjà avancé.
le dépistage précoce des lésions pré-cancéreuses limite le danger.
Plus tôt le cancer est détecté, plus grandes sont les chances de guérison