jeudi 16 février 2012

Sous alimentation

Sous_alimentation5La sous-alimentation est l'absorption régulièrement insuffisante d'aliments par rapport aux besoins.

Elle peut-être générale et porte sur le niveau énergétique autant que sur les nutriments. Elle peut-être également sélective et porter sur les protéines.

Un état provisoire liés à une maladie grave qui coupe l'appétit ou empêche de manger normalement, ou un trouble psychique comme les psychoses ou encore un comportement particulier et occasionnel comme la grève de la faim n'est pas considéré comme de la sous-alimentation.

 

Les causes de la sous-alimentation en Europe sont variées.

La pauvreté, la misère conduisent parfois à une sous-alimentation relative mais le système social parvient généralement à combler les déficits. Les causes les plus fréquentes chez l'enfant sont l'anorexie, les conflits affectifs avec les parents, le comportement des parents eux-mêmes qui privent l'enfant par punition ou par croyance mystique. L'anorexie chez l'adolescent, gros mangeur habituellement et qui décide de se priver par opposition à son milieu ou à la suite d'un échec scolaire ou pour retrouver un physique plus conforme à ses rêves est assez habituel.

Chez l'adulte, c'est la dépression qui conduit souvent à se sous-alimenter mais il y a également certaines croyances qui suppriment certains aliments, en général d'origine animale.

Chez le vieillard, c'est le handicap physique qui empêche l'achat et la préparation des repas. C'est également la baisse du pouvoir d'achat, la chute de la dentition et les difficultés à digérer qui mènent à la dénutrition.

Dans le monde, on estime que la sous-alimentation frappe environ 60% de l'humanité de manière chronique ou aiguë.

Les premières victimes sont les enfants car le peu d'aliments disponibles est en priorité donné aux adultes en état de travailler.

Les raisons de cette situation sont politiques, climatiques, sociales et économiques.

 

La dénutrition et ses conséquences chez l'adulte

La sous-alimentation de l'adulte entraîne un amaigrissement en deux phases:

  • l'organisme utilise d'abord ses réserves de graisses pour compenser les manques en réduisant un peu ses dépenses énergétiques: geste plus lent, plus efficaces, régulation de la température par les vêtements plus précise.

  • L'organisme utilise ensuite les autres tissus et en premier ceux des muscles. L'amaigrissement s'accompagne alors d'une fonte musculaire avec comme symptômes la perte de force et une fatigabilité accrue. Peu à peu les autres protéines du corps sont réduites et en particulier les anti-corps, rendant le corps plus sensible aux infections bactériennes. Elles finissent par emporter le sujet.

 

La dénutrition et ses conséquences chez l'enfant

Prenons l'exemple des enfants dénutris du Tiers Monde. Il existe deux états avec des formes intermédiaires.

  • La dénutrition générale qui aboutit à une fonte graisseuse et musculaire appuyée: On ne voit que « la peau sur les os » et l'enfant est triste, il ne joue pas, sa croissance en taille et en poids est ralentie. Sa peau ne cesse de s'affiner. Elle est sèche. Les cheveux sont cassants.

  • Dans les formes plus sévères, le cerveau ne reçoit pas les éléments nécessaires et utiles à sa croissance et le développement et les fonctions intellectuelles souffrent.

  • La dénutrition protéique ou kwashiorkor s'apparente aux enfants qui reçoivent une ration calorique suffisante sous la forme de féculents ou de farineux mais qui manquent de protéines. C'est alors au moment du sevrage que les risques s'avèrent les plus élevés. La fonte graisseuse et musculaire existe mais elle est masquée par une infiltration d'eau. Cet œdème donne à l'enfant un aspect bouffi et un gros ventre. La peau et les cheveux apparaissent décolorés et fragiles. Le développement de la taille et du poids sont retardés ainsi que le developpement intellectuel.

Ces enfant meurent la plupart du temps d'une infection banale à laquelle ils ne peuvent plus résister.

En France, ces cas sont rares mais sont possibles. On voit surtout des enfants carencés en fer lors d'un allaitement prolongé au lait de vache ou lors d'un régime végétarien mal conçu par les parents. La réalimentation

 

La réalimentation 

Elle doit se faire, chez l'enfant comme chez l'adulte de manière progressive car le tube digestif ne possède plus ou peu d'enzymes et d'acides nécéssaires à la digestion d'un repas normal. La ration alimentaire augmente sur plusieurs semaines et les repas sont fractionnés en six ou huit petites prises quotidiennes. 

Lors de dénutrition sévère, des polyvitamines, à petites doses, sont prescrites.

Dans les cas de troubles psychiques, il est impératif de traiter la cause et de donner une éducation nutritionnelle aux parents si cela s'avère nécessaire.

Il faut savoir qu'une dénutrition sévère peut laisser des séquelles physiques ou intellectuelles.