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Bilans hormonaux

bilan-hormonal7Les hormones sont les messagers chimiques produits par les glandes endocrines (hypophyse, thyroïde, pancréas, ovaires, testicules, surrénales) ou par des tissus comme le poumon, les reins ou le coeur.
Elles circulent dans tous le corps dont elles contrôlent chaque fonction.
Une sécrétion insuffisante ou excessive entraîne donc une grande variété de symptômes.
L'examen des signes cliniques est aujourd'hui assisté et renforcé par la mesure directe des niveaux d'hormones dans le sang.

Le bilan hormonal peut établir ou confirmer le diagnostic de nombreux états comme la stérilité, le retard de croissance, les pubertés précoces ou  tardives, les fatigues excessives, la maigreur, la tachycardie.
On utilise aussi le dosage d'hormones pour confirmer une grossesse et suivre le bon développement du foetus.
L'une des hormones couramment mesurée est le cortisol, sécrété par la glande surrénale.
Cette hormone peut être impliquée dans l'obésité androïde, l'hypertension, la puberté précoce, l'hirsutisme, la féminisation des hommes, la dépression, la fatigue et la léthargie.
On dose aussi fréquemment les hormones produites par la thyroïde, qui règle le métabolisme général, et par l'hypophyse, chef d'orchestre de toutes les glandes.

Déroulement d'un bilan hormonal

Dans certains cas comme la grossesse, on peut doser les hormones dans les urines.
Le plus souvent pourtant, c'est dans le sang que sont effectués les dosages.
Le prélèvement a lieu dans une veine du bras, au bout du doigt ou au lobe de l'oreille.
Il existe des dosages statiques, mesurant le taux à un moment donné.
Il existe aussi des dosages dynamiques après une stimulation ou une freination de la glande étudiée.
On peut  ainsi localiser le niveau de responsabilité entre la glande elle-même et l'hypophyse censée la réguler.
On utilise parfois pour cela des hormones ou des anticorps spécifiques marqués par radioactivité (sans danger pour l'organisme).
Les laboratoires savent doser toutes les hormones connues.
Les efforts actuels portent plutôt sur les dosages dynamiques et l'étude du fonctionnement glandulaire dans certaines situations.

Le bilan hormonal est-il désagréable?

En général non, surtout s'il suffit d'un échantillon d'urines.
La prise de sang peut provoquer une douleur passagère et minime.
Les personnes qui ne supportent pas la vue du sang peuvent éviter tout malaise en fermant les yeux ou en regardant ailleurs.
Certaines explorations cependant sont plus désagréables.
Un dosage d'hormone de croissance nécessite l'absorption de quantités d'eau sucrée qui peut doner la nausée.
Le test de tolérance à l'insuline entraîne des malaises passagers avec sueurs, palpitations, faim impérieuse et anxiété.
Le test est interrompu dès que les signes deviennent gênants.

Combien de temps dure un bilan hormonal?

Les prélèvements de sang ou d'urine ne demandent que quelques minutes.
Dans certains cas, le dosage est répété plusieurs jours de suite.
Parfois cependant le bilan nécessite des procédures plus complexes avec administration de substances coordonnée avec les prélèvements.
L'exament peut alors durer plusieurs heures.

Quand obtient-on les résultats?

Doser le taux de certaines hormones comme les oestrogènes ne demande que quelques minutes.
D'autres hormones, comme l'aldostérone qui contrôle la régulation du sodium et du potassium, demandent 5 à 7 jours pour être dosées.
Dès que le résultat est disponible, le médecin peut être averti par téléphone ou recevoir un courrier.

Complications

L'immense majorité des dosages hormonaux sont sans danger et peuvent entraîner tout au plus une légère céphalée ou un saignement limité au point de piqûre.
Seul le test de tolérance à l'insuline présente quelques risques ; il n'est effectué qu'avec précaution, chez des sujets exempts de facteurs de risque comme l'épilepsie ou les troubles cardiaques;


bilan_hormonalPrincipaux dosages hormonaux

Ils sont pratiqués dans le sang, les urines ou les deux.

- Hormones hypophysaires : TSH, ACTH, prolactine, LH, FSH.

- Hormones génitales :oestrogènes, progestérone, bêta HCG placentaire, testostérone.

- Hormones surrénales : cortisol et ses dérivés 17CS et 17 OH, catécholamines et dérivés.

- Hormones diverses : insuline, érythropoïétine, sérotonine et dérivés.

Tests de stimulation ou de freination des glandes périphériques : test à l'ACRH ou synacthène, à la TSH avec ou sans scintigraphie thyroïdienne, à la TRH, à la dexaméthasone, à la métopirone, hyperglycémie provoquée avec dosage d'insuline.

 

Préparation

Pour certains tests, aucune préparation n'est nécessaire.
Pour d'autres, il est nécessaire de limiter son activité physique, modifier son régime, rester à jeun, ou éviter toute boisson alcoolisée et le tabac pendant les heures qui précèdent l'examen.