Allergie au lait de vache

 

 

Lait de vache

Symptômes :

-Diarrhées                                                                 -Vomissements,

-Douleurs et crampes d’estomac                                  -Amaigrissement

-Déshydratation

                       

Il s’agit le plus souvent d’une intolérance au lactose, c’est-à-dire l’incapacité pour l’organisme de digérer le lactose, sucre du lait qui en contient 40 g par litre.

Cette digestion nécessite la présence d’une enzyme, (bêta-galactosidase ou lactase neutre) qui permet la transformation du lactose en glucose, seul sucre assimilable par l’intestin.

 

L’enzyme bêta-galactosidase est localisée dans les cellules qui bordent les  villosités de la muqueuse intestinale. Son insuffisance touche principalement les enfants, mais peut concerner également les adultes qui ont perdu l’habitude de consommer des produits laitiers.

 

Causes de l’intolérance au lactose ?

L’intolérance au lactose apparaît le plus souvent après une maladie intestinale qui a détruit la muqueuse. Les causes habituelles en sont généralement une gastro-entérite prolongée, une mycose digestive où une dénutrition sévère.

La maladie cœliaque (maladie de l’intestin grêle) s’accompagne fréquemment  d’une intolérance au lactose ainsi que d’une intolérance au gluten.

L’intolérance au lactose peut s’avérer congénitale. Sa cause : une déficience de synthèse de l’enzyme nécessaire.

 

Traitement

La mesure radicale est la suppression du lactose et de tous les produits laitiers. On s’abstient d’absorber du lactose aussi longtemps que dure le traitement de la maladie responsable. Toute sa vie si l’intolérance est congénitale.

 

Que fait le médecin ?Lait artificiel

Il faut consulter son médecin lorsque des troubles digestifs durent et se répètent à chaque prise alimentaire : diarrhée, vomissements, douleurs abdominales.

Le médecin doit alors vérifier l’intolérance au lactose par des examens fonctionnels digestifs, et par un test de suppression puis réintroduction du lait dans l’alimentation. Mais il doit surtout rechercher une anomalie de la muqueuse. Pour cela il fait faire une endoscopie et éventuellement une biopsie. Puis Il mesure l’ampleur de la répercussion de la diarrhée chronique sur différents éléments, dont le taux de calcium et la déshydratation. Une courte hospitalisation est parfois nécessaire à la pratique indispensable de ce bilan.

L’élimination des laitages  n’est pas difficile en elle-même, mais elle pose des problèmes de carence en calcium qu’il faut apporter autrement.

Chez le nourrisson, le remplacement du lait animal impose le recours à des laits spéciaux, dont la préparation se fait à partir de produits végétaux et sans lactose.

En cas d’anomalie congénitale, la réintroduction du lait est inutile.

Mais elle s’avère indispensable dans tous les autres cas. La réintroduction du lait doit se faire progressivement afin d’habituer de nouveau l’intestin à fabriquer l’enzyme. Il semble que le lait de chèvre soit mieux toléré et facilite donc cette réintroduction.

Les autres mesures du traitement visent les maladies responsables : Antibiotiques ou antifongiques intestinaux, régime sans gluten, ou excluant un autre aliment en cause.

 

Quelle attitude adopter ?

Suivre le régime prescrit et éduquer l’enfant atteint pour qu’il ne cède pas  à la tentation d’un yaourt, d’une crème glacée, d’un milk-shake, etc., où tout produit contenant du lactose.

 

Evolution Fromage au lait de vache

Le début de l’intolérance au lactose est souvent brusque. Elle apparaît souvent comme une gastro-entérite. Mais alors que la fièvre et les signes infectieux ont disparu, les signes digestifs persistent et l’état général s’altère.

Une ignorance de ces premiers signes conduit à une dénutrition ou une déshydratation grave chez le nourrisson.

La mise en place d’un régime adapté permet un arrêt rapide des signes digestifs et une reprise de la croissance.

C’est la réintroduction progressive du lait qui traduit la guérison définitive de l’intolérance.

 

Allergie aux protéines du lait de vache

Il existe une autre forme d’intolérance au lait de vache : l’allergie aux protéines de ce lait.

Il s’agit d’une maladie congénitale, qui survient chez le nourrisson dès le passage de l’alimentation maternelle aux laits artificiels, même maternisés.

L’allergie peut se traduire par des vomissements et des diarrhées chroniques qui entraînent un retard de croissance et un gros ventre ; ou par un tableau d’allergie aiguë avec choc cardiovasculaire. Il suffit d’une quantité infime de lait ou de produit laitier pour déclencher l’allergie.

Mais il est fréquent que d’autres protéines provenant du soja, du riz ou du blé soient en même temps mal tolérées. Le seul traitement possible alors est la suppression totale du lait et des produits laitiers. Le lait de femme ou les laits artificiels d’origine végétale sont alors les seuls à pouvoir être utilisés.

Le régime sans lait doit être poursuivi tant qu’une tentative hospitalière de réintroduction du lait n’a pas été couronnée de succès.

 

 

 
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