Dépression post-partum
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- Publié le mercredi 31 mars 2010 16:29
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Les troubles psychologiques qui surviennent dans la période du post-partum sont souvent dominés par un tableau dépressif.
Trois niveaux sont identifiables.
Le simple "baby blues" est d'une grande banalité, il touche de 50 à 80 % des mères sans qu'un facteur favorisant puisse être identifié.
Instabilité émotionnelle, anxiété, sentiment d'incapacité en sont les principaux signes.
Insomnie, anorexie, asthénie, anxiété en sont les symptômes et débutent vers le dixième jour après l'accouchement.
Une attitude indifférente ou un excès de préoccupation vis-à-vis de l'enfant peuvent attirer l'attention plus tôt.
La psychose puerpérale ne concerne qu'une mère sur mille.
Elle survient dans un contexte familial ou conjugal perturbé, sur une personnalité antérieurement fragile où le refus inconscient de l'état de mère déclenche les troubles.
Délire, hallucinations, troubles profonds du comportement, négation de l'enfant et altération de l'état général en sont les principaux signes.
Le risque de passage à l'acte de la mère sur l'enfant, au cours d'une crise délirante, impose l'hospitalisation en milieu psychiatrique.
Quelles sont les causes de la dépression post-partum ?
Les modifications hormonales jouent un rôle probable dans le "baby blues" et la dépression vraie.
Mais le double changement de situation (grossesse-ventre vide et, dans le cas d'une première grossesse, femme-enfant devenant femme-mère) demande une adaption psychologique.
Un entourage peu attentif, une fatigue physique, un stress affectif peuvent rendre cette adaptation difficile et entraîner les troubles décrits.
Traitement de dépression post-partum
Il arrive que dès la maternité le personnel soignant observe les premiers symptômes et déclenche l'aide psychologique.
Dans d'autres cas, c'est l'entourage qui s'étonne du comportement de la mère et doit l'amener à consulter, car la démarche est rarement spontanée.
Le médecin évalue la situation à travers les éléments fournis par la mère et l'entourage, ainsi que par les entretiens qu'il conduit.
Le simple "baby blues" disparaît spontanément avec le soutien affectif de l'entourage.
La dépression vraie nécessite un traitement anti-dépresseur et un soutien psychotérapique, voire un isolement de courte durée dans une structure de convalescence médicale.
La psychose puerpérale impose l'hospitalisation en psychiatrie et un traitement long, avant de recréer un contact entre la mère et l'enfant, puis d'envisager un retour de la mère au foyer.
Cela est nécessaire pour la sécurité même de l'enfant, et peut durer de quelques mois à deux ans en moyenne.
Evolution de la dépression post-partum
Alors que le "baby blues" disparaît en quelques semaines, la dépression vraie dure en général plusieurs mois.
La guérison est d'autant plus rapide que le traitement est précoce.
L'évolution de la psychose puerpérale est beaucoup plus longue, s'étalant sur un ou deux ans.
Sans traitement, la situation se dégrade et c'est l'enfant qui en sera la première victime par manque d'affection, manque de soins, accident ou acte de violence de la mère.
Le risque de récidive d'un trouble grave est estimé à 15 % lors d'une nouvelle grossesse.
La dépression du post partum est-elle dangereuse ?
Elle l'est pour la mère car il y a risque de suicide.
Elle l'est aussi pour la vie même de l'enfant qui ne bénéficie pas de l'amour, des soins et de la sécurité dont il a besoin.
Conseils
Avant l'accouchement :
- Eviter tout surmenage.
- Utiliser les possibilités de congés maternels.
- Préparer avec l'entourage la venue du bébé.
- Résoudre les problèmes matériels avec les services sociaux.
- Prendre contact avec d'autres jeunes mères pour préparer sa propre évolution.
- Ecarter respectueusement mais fermement, les futures grand-mères pour accéder soi-même au statut et aux responsabilités de mère.
Après l'accouchement :
- Se faire aider matériellement par le conjoint.
- Prendre le temps de s'adapter à la nouvelle situation et de développer une relation affective avec l'enfant.
- Faire appel à une aide extérieure en cas de difficultés, quelle qu'en soit la nature.




