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Môle hydatiforme

mole-hydatiformeLa maladie trophoblastique ou môle hydatiforme est une tumeur qui se développe dans le placenta qui entoure et nourrit le foetus au cours de la grossesse.
Elle tire son nom du trophoblaste, couche externe de cellules qui forme l'embryon.
Dans les pays occidentaux, selon une enquête menée aux États-Unis, la môle hydatiforme est rare, elle touche environ une grossesse sur 2000.
Cette maladie est plus fréquente chez les femmes de plus de 40 ans ; elle est plus courante en Asie et en Amérique du Sud, pour des raisons inconnues.


La plupart des tumeurs trophoblastiques sont bénignes.
L'embryon meurt ou ne peut se développer normalement et le chorion, c'est-à-dire la membrane qui entoure l'oeuf, dégénère en tissu molaire qui présente l'aspect de petites grappes.
C'est pourquoi on parle aussi de grossesse molaire.
Environ 10% des grossesses molaires évoluent vers une tumeur maligne appelée choriocarcinome.
La môle hydatiforme est souvent difficile à détecter au tout début de la grossesse.
Le premier signe est une augmentation rapide de la taille de l'utérus qui devient plus gros que ne le voudrait l'âge de la grossesse.
On observe également des saignements accompagnés de nausées et de vomissements importants.

Causes

Les causes sont inconnues.
La maladie survient peu de temps après la conception mais elle peut aussi se développer jusqu'à 5 ans après la grossesse dans le tissu placentaire qui n'a pas été évacué après l'accouchement, la fausse couche ou l'avortement.

Traitement

La grossesse doit toujours être suivie par un gynécologue ou un obstétricien, à qui la femme doit signaler tout saignement ou nausée importante le matin ou si elle ne sent pas l'enfant bouger à la 20e semaine de grossesse.
Le médecin procède à un examen clinique et écoute les bruits abdominaux à l'aide d'un stéthoscope.
S'il ne peut repérer les battements cardiaques du foetus, il prescrit des examens supplémentaires comprenant analyses d'urine et de sang pour déterminer le taux d'hormone gonadotrophine chorionique humaine (HCG).
Cette hormone est sécrétée par le placenta dans les premiers mois de la grossesse.
Les tumeurs trophoblastiques libèrent une grande quantité de HCG.
La présence d'un taux élevé de HCG après le troisième mois, lorsque le placenta n'en sécrète plus, est une indication de môle hydatiforme.
Le diagnostic est confirmé par l'échographie qui donne une image de la cavité amniotique "mitée, en rayons de miel".
L'évacuation de la môle hydatiforme est essentielle.
Cette évacuation est en général pratiquée par aspiration du contenu utérin, suivie d'un curetage après dilatation du col de l'utérus.
Après l'intervention, le taux de HCG est déterminé toutes les semaines, il doit décroître progressivement jusqu'à un niveau normal à la 8 e semaine.
Le risque de nouvelle survenue de la maladie lors d'une grossesse suivante est très faible.
Mais la patiente doit prendre des mesures contraceptives pendant un an au moins avant de débuter une autre grossesse ; car il convient de surveiller l'évolution possible vers la malignité et cette surveillance serait compromise par une nouvelle grossesse.
Si la tumeur est maligne il faut procéder à une hystérectomie, c'est-à-dire l'ablation de l'utérus.

Évolution

Les tumeurs trophoblastiques, malignes ou bénignes, peuvent atteindre des tailles importantes si elles ne sont pas éliminées chirurgicalement.
Une môle bénigne ne touche que l'utérus mais la forme maligne peut s'étendre vers d'autres tissus.

La maladie trophoblastique est-elle dangereuse?

Prise à temps, la môle hydatiforme peut être traitée.
Elle est dangereuse en l'absence de traitement ou si elle évolue vers une forme cancéreuse qui compromet le pronostic vital.
Lorsque la résection intervient précocement, le taux de rémission est de 75 à 85 %.

Comment éviter la môle hydatiforme?

La cause de cette maladie est inconnue d'où l'impossibilité de prendre des mesures préventives.
Toutefois, après une môle hydatiforme, il faut éviter toute nouvelle grossesse pendant au moins un an car elle pourrait masquer l'évolution vers la malignité.

Important

La maladie trophoblastique est rare ; il convient de se faire traiter par des médecins spécialistes de cette affection.
Pour avoir des renseignements il est possible de contacter les centres de traitement du cancer.