Ration du nourrisson
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- Publié le dimanche 31 août 2008 10:33
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La ration du nourrisson repose aujourd’hui sur des principes généraux largement admis.
Chaque enfant est particulier : les quantités, le rythme des tétées, le nombre de repas doivent être adaptés à chaque bébé.
Les rations indiquées dans les différents documents ne sont que des moyennes, en aucun cas une obligation stricte.
-C’est le développement de chaque enfant, suivi sur ses courbes de taille, de poids, de périmètre crânien par le pédiatre, qui indique si son alimentation est satisfaisante ou non.
-Le bébé mérite que l’on respecte ses rythmes propres, en particulier qu’on ne le réveille pas pour manger : aucun nourisson ne s’est jamais laissé mourir de faim.
-Le lait doit être la base de sa ration pendant au moins cinq à six mois et conserver une place importante jusqu’à deux ans.
-La pesée quotidienne est sans intérêt et inutilement angoissante pour la mère : tant que l’enfant a un comportement normal, une pesée mensuelle ou bi-mensuelle est largement suffisante.
Calcul de la ration
Le médecin traitant, ou le pédiatre, détermine au cours des examens de surveillance quelle est la ration conseillée pour les semaines à venir.
Il dispose pour cela de plusieurs repères, dont la taille, le poids et la vitesse de développement de l’enfant.
Un moyen simple est de prendre le dixième du poids du bébé et d’y ajouter 200 grammes pour obtenir la ration journalière, qui sera répartie entre les tétées prévues.
Choix du lait
Tout le monde s’accorde sur ce point : le meilleur lait pour bébé est celui de sa mère.
Il contient tous les éléments dont il a besoin, lui apporte des anticorps utiles à sa défense contre les infections et ne provoque aucune réaction allergique.
Constamment disponible à la bonne température, il est parfaitement digeste et toujours indemne de souillures bactériennes ou virales.
Mais c’est surtout le moyen privilégié de développer une relation d’amour avec sa mère et un moment de plaisir partagé.
Cela n’empêche pas de donner un biberon occasionnel ou de complément si besoin.
En cas d’impossibilité d’allaitement maternel, les laits maternisés, ou plus exactement les aliments lactés diététiques, sont des produits de substitution acceptables.
Le médecin traitant de l’enfant indique celui qu’il considère le mieux adapté à l’enfant et la répartition de la ration entre les différents biberons : six tétées jusqu’à 4,5 kg, cinq tétées jusqu’à 6 kg pour passer, en moyenne, à quatre repas au-dessus de 6 kg.
Quand compléter la ration lactée ?
Seul un complément de vitamine D est nécessaire dès les premiers jours.
Vers le troisième mois, on recommande souvent l’introduction des jus de fruits, autant pour l’apport en vitamine C que pour faciliter le transit intestinal.
L’épaississement à l’aide de farine n’est jamais utile avant le quatrième mois et parfois totalement déconseillé.
L’introduction des légumes et des compotes de fruits se fait entre quatre et cinq mois, progressivement.
L’introduction de la viande et du poisson, sources de protéines étrangères et parfois allergisantes, doit être différée jusqu’à six mois au moins.
Leur présence trop précoce dans la ration de l’enfant n’a aucun intérêt nutritionnel par rapport au lait, et oblige l’enfant à un effort digestif auquel son organisme n’est pas prêt.
L’alimentation diversifiée
Après six mois, le nourrisson prend quatre repas, dont deux au moins restent à base de lait, épaissi ou non.
Le déjeuner et le dîner sont constitués d’un plat mixé très fin, où l’on trouve des légumes (pommes de terre, carottes, légumes verts) mélangés à de faibles quantités de viande ou de poisson, de l’ordre de 20 à 30 grammes.
Le dessert est alternativement composé de fruits écrasés ou en compote, et de fromage blanc ou petits-suisses.
Il est possible que l’enfant refuse tel ou tel aliment nouveau. Il n’y a aucune raison de le forcer et l’aliment refusé ne lui sera représenté que quelques semaines plus tard.
Les principales erreurs
-Ne pas observer les réactions de l’enfant et ne pas en tenir compte.
-Ne pas respecter ses rythmes propres.
-Etre obsédé par les balances
-Vouloir accélérer sa diversification alimentaire, comme si cette précocité reflétait une supériorité quelconque.
-Supprimer trop vite une ration lactée nécessaire à la croissance harmonieuse.
-Faire du repas un moment de tension, de stress quand il doit être un moment de jeu ou de plaisir.




