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Spasmes du sanglot

7Les spasmes du sanglot sont l'une des façons les plus impressionnantes qu'à l'enfant d'exprimer des émotions très fortes.
L'enfant qui pleure a souvent tendance à retenir sa respiration, il peut devenir bleu et même tomber.
Ce spasme est quelquefois suivi d'une perte de connaissance et, dans les cas extrêmes, de convulsions.
5% des enfants environ sont sujets à ce type de spasmes.

Les parents sont naturellement effrayés face à cette manifestation, Mais la crise cède spontanément.
le réflexe de la respiration qui est involontaire conduit en général l'enfant à reprendre sa respiration si bien que le spasme ne peut jamais conduire à un manque d'oxygénation du cerveau ou du corps dans son ensemble.

Causes

Les chercheurs n'ont pas identifié les caractéristiques de cette manifestation.
Ce comportement n'est pas anormal chez les enfants avant l'âge scolaire qui expriment souvent leurs émotions très fortement.
Certains enfants pourraient dimplement avoir des prédispositions pour manifester leurs émotions de cette façon.
Il s'agit probablement d'une forme de chantage pour provoquer une réaction des parents.
Ce processus s'enclenche après une première crise survenue au hasard mais qui a entraîné des réactions inadaptées.

Traitement

Il est inutile d'appeler le médecin pendant la crise qui ne dure que quelques secondes.
Au cours d'une consultation ultérieure, il faut seulement signaler au médecin les mouvements musculaires involontaires pendant la crise, les pertes de connaissance ou les convulsions semblant liées à un évènement particulier.
Les spasmes du sanglot ne doivent plus survenir après 5 ou 6 ans.
Les enfants qui continuent à avoir ce type de comportement à l'école et à la maison après cet âge doivent être adressés à un psychothérapeute.
Le médecin demande aux parents de décrire la crise et d'en indiquer la fréquence et la cause.
Il interroge les parents sur leur relation avec l'enfant et peut leur donner des conseils pour l'améliorer.
Il est rare que le médecin prescrive des examens complémentaires.
On ne prescrit pas de traitement mais on conseille les parents sur l'attitude à adopter si ces crises sont fréquentes.
En dépit de la crainte suscitée par cette crise, il faut essayer de ne pas surprotéger l'enfant qui pourrait alors se servir de cette manifestation pour attirer l'attention et manipuler les autres.
Mais il n'est pas question non plus de le punir parce qu'il retient sa respiration.
Les émotions  qui déclenchent ce comportement lui font peur.
Il faut le réconforter d'une façon normale pour qu'il se sente en sécurité jusqu'à ce que le phénomène qui a déclenché la crise s'atténue.
L'enfant doit être allongé sur le dos jusqu'à ce qu'il se calme.
Il est inutile de lui appliquer des compresses d'eau froide, de lui tapoter le dos ou d'appeler à l'aide.
Pour prévenir le renouvellement des crises, il faut éviter de réagir émotivement au premier signe de spasme.
Il suffit de faire en sorte que l'environnement ne soit pas une source de peur ou de frustration pour l'enfant.
Le mieux est de rester calme pendant la crise et de ne plus y faire référence après, même si cela est difficile pour les parents.

Évolution

Les crises se manifestent entre l'âge de 6 mois à 5 ans, et surtout entre 1 et 3 ans.
Elles peuvent survenir une ou deux fois par jour ou alors seulement une fois par mois.
Lorsque l'enfant grandit et devient capable d'exprimer ses sentiments verbalement, les crises disparaissent.

Les spasmes du sanglot sont-ils dangereux?

Ils n'ont pas une grande signification sur le plan médical et ne présentent pas de danger pour l'enfant.
Ils n'ont rien en commun avec l'épilepsie.

Comment éviter les spasmes du sanglot?

Il faut éviter les situations qui suscitent les crises chez l'enfant : chute, peur, frustration, colère.
Il ne faut pas plaindre ou punir l'enfant car les deux attitudes pourraient accroître la fréquence des crises.