Toxémie gravidique
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- Publié le jeudi 4 décembre 2008 13:10
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La toxémie gravidique, qu’on appelle également dysgravidie ou pré-éclampsie, est une maladie qui affecte la femme enceinte vers la fin de la grossesse, ou juste après l’accouchement.
La disgravidie se développe souvent après la 24e semaine de grossesse, et se caractérise par une augmentation de la quantité d’albumine dans le sang, un œdème (accumulation de liquide dans l’organisme), et une hypertension.
Dans les cas graves, la femme souffre également de spasmes, et de perte de connaissance (éclampsie).
Il est très important de déceler les premiers signes d’une toxémie gravidique.
C’est pourquoi les femmes enceintes doivent se soumettre à des contrôles médicaux réguliers, où l’on surveille leur tension artérielle, et leurs urines, ainsi que le poids et la croissance du fœtus.
Symptômes
- Hypertension artérielle.
- Prise de poids excessive.
- Œdèmes, surtout des membres inférieurs.
- Maux de tête, vertiges.
- Troubles de la vision, par exemple double vision.
- Troubles digestifs, vomissements, douleurs abdominales.
- Présence de protéines dans les urines.
Causes de la toxémie gravidique
Les causes de la toxémie gravidique sont encore inconnues, mais on sait que les risques sont plus élevés chez les primipares, dans les grossesses multiples, ou chez les femmes souffrant d’hypertension artérielle, de diabète ou d’insuffisance rénale.
Traitement
Lorsque la toxémie gravidique s’installe progressivement, ce sont les examens mensuels obligatoires de surveillance qui permettent de dépister les signes annonciateurs.
Une prise de poids rapide, l’apparition d’œdèmes ou de signes d’hypertension artérielle doivent amener à une consultation immédiate.
Le médecin procède à l’examen clinique, biologique et obstétrical complet.
Il associe dans sa forme moderne l’aspirine à faibles doses, les hypotenseurs centraux ou bêta-bloquants, parfois les diurétiques.
Le régime hypocalorique, mais riche en protides, est indispensable pour tenter de réduire la prise de poids.
La persistance ou l’aggravation des symptômes impose l’hospitalisation pour une surveillance constante de l’état de la mère et bébé.
Toute menace sur l’une ou l’autre conduit le médecin à précipiter l’accouchement, voire à pratiquer une césarienne en urgence.
Il en est de même en cas de mort fœtale dans l’utérus.
Que peut-on faire soi-même ?
On ne peut que limiter les risques en respectant les conseils diététiques et d’hygiène de vie donnés par le médecin au début de la grossesse.
Evolution
C’est une maladie du troisième trimestre de la grossesse, qui risque de déboucher sur des accidents redoutables chez la mère (convulsions, coma, accident vasculaire, mort) ou chez l’enfant : mort prématurée dans l’utérus.
Ce sont ces risques qui peuvent conduire à une naissance déclenchée prématurément.
La toxémie gravidique est-elle dangereuse ?
La toxémie gravidique peut être très dangereuse, mais, dans la majorité des cas, un diagnostic précoce permet de contrôler l’état de la malade jusqu’à l’accouchement, grâce à un traitement alliant diététique, médicaments, et éventuellement hospitalisation de la mère.
Comment éviter la toxémie gravidique ?
Il est important de se soumettre au contrôle médical mensuel prévu durant la grossesse.
Cela ne diminue pas les risques de toxémie gravidique, mais il est très important de diagnostiquer cette affection de façon précoce afin de pouvoir la contrôler.




