Spermogramme
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- Publié le mardi 12 février 2008 22:57
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Le spermogramme ou analyse du sperme est prescrit par le médecin au patient quand celui-ci se plaint d’une anomalie de volume ou de couleur ou en cas de stérilité du couple.
Cet examen est essentiel et n’est significatif que si les conditions d’un bon recueil du sperme sont respectées.
Pour que les résultats puissent être exploités, il faut éliminer les facteurs susceptibles de les perturber.
- Une abstinence préalable de 3 à 5 jours est indispensable : trop courte le volume est réduit et la concentration en spermatozoïdes est diminuée, trop longue la mobilité est abaissée.
- Une infection ou un traumatisme récent diminuent la fabrication de spermatozoïdes ou spermatogenèse.
- L’examen doit se faire dans la demi-heure qui suit l’éjaculation : il est donc préférable qu’elle ait lieu au laboratoire par masturbation et émission dans un flacon stérile.
Que contient le sperme ?
A l’émission, le sperme est un liquide visqueux qui contient:
-Des spermatozoïdes et des hormones stéroïdes sexuelles provenant des testicules.
-De la carnitine et un enzyme (alphaglucosidase) provenant de l’épididyme.
-De l’acide citrique, de la spermine, des enzymes et des oligo-éléments (zinc, calcium et magnésium) provenant de la prostate.
-Des prostaglandines, du fructose, du potassium et des pigments provenant des vésicules séminales.
Analyse des résultats du spermogramme.
Le volume
La normospermie ou quantité normale moyenne de sperme se situe entre 2 à 6 ml.
-De 0 à 0,5 ml on dit qu’il y a « aspermie ».
-De 0,5 à 2 ml on parle d’hypospermie.
-Au-delà de 6 ml, il s’agit d’une hyperspermie.
Les caractères physiques et chimiques
-Le temps de liquéfaction est inférieur à 30 minutes ; Un sperme trop lent à se liquéfier ou trop fluide d’emblée entraîne une baisse de fertilité.
-La couleur est normalement blanchâtre. Elle peut être rendue plus claire par absence de spermatozoïdes, ou rougeâtre par la présence de sang.
-Une odeur normale provient de l’oxydation de la spermine, plus forte elle évoque une infection.
-Le pH, ou degré d’acidité, est normalement alcalin, allant de 7,2-7,6 à l’émission jusqu’à 8,2-8,5 après liquéfaction.
La numération des cellules
Le sperme normal contient de 25 à 250 millions de spermatozoïdes par millilitre.
L’absence totale de cellules est dite azoospermie.
De 0 à25 millions par ml, on parle d’oligospermie.
Au-delà de 250 millions par ml, il s’agit d’une polyzoospermie.
Les cellules rondes correspondent soit à des spermatozoïdes immatures, soit à des globules blancs plus ou moins altérés. Elles représentent normalement moins de 10 % du nombre total de cellules.
Les tests fonctionnels
Ils concernent la capacité des spermatozoïdes à atteindre en nombre suffisant le lieu normal d’une fécondation.
On étudie :
-La mobilité directement au microscope, toutes les heures de la 1ère à la 4e ; un taux de 15 à 20 % de cellules mobiles est normal.
-La motilité qui est une appréciation de la rapidité de déplacement des spermatozoïdes, diminuée dans certains cas de stérilité.
-La vitalité par la fixation d’un colorant spécial que seuls les éléments vivants absorbent ; un taux de 80 % est normal.
Le spermocytogramme
Il permet de déterminer le pourcentage des spermatozoïdes de forme normale. Un taux d’anomalies est normal et sans danger pour une procréation, ces éléments ne parvenant pas féconder l’ovule. Mais une trop forte proportion d’anomalies entraîne la stérilité. Quand tous les spermatozoïdes présentent la même anomalie une recherche complémentaire doit être effectuée pour en déterminer la cause.
Existe-t-il d’autres examens ?
Oui et ils concernent l’interaction entre la glaire cervicale et le sperme.
-Le test de Hunher, ou test post-coïtal, met parfois en évidence une immobilisation ou une destruction des spermatozoïdes par la glaire cervicale de la partenaire. Cette incompatibilité entre les deux, qui ne se retrouverait pas forcément avec un autre partenaire, est responsable de nombreuses infertilités.
-Les tests de pénétration mesurent la capacité des spermatozoïdes à traverser la glaire et atteindre les lieux de fécondation de l’ovule. Ils doivent être pratiqués par des laboratoires spécialisés pour être fiables.
-En cas d’infection manifeste, provenant de n’importe quelle partie de l’appareil génital masculin, il est toujours possible de pratiquer une culture bactériologique et un antibiogramme. On est aussi amené de plus en plus souvent en cas d’infection clinique répétée ou chronique, sans cause évidente, à pratiquer des recherches de germes intracellulaires grâce à des microscopes à hautes performances.




