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Gonorrhée

gonorrhee-hommeLa gonorrhée, ou blennorragie, est la maladie sexuellement transmissible la plus répandue dans le monde.
On estime à 250 millions le nombre de personnes atteintes chaque année.
Dans les pays occidentaux, elle est quatre fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et la proportion évolue sans cesse dans ce sens.

La gonorrhée, ou urétrite gonococcique est l'infection de l'urètre, canal qui va de la vessie à l'orifice urinaire externe.
Elle se définit par l'écoulement de pus ou d'un liquide purulent au niveau du méat urinaire.
Son incubation est habituellement courte : les premiers symptômes apparaissent environ trois ou quatre jours après un rapport sexuel contaminant.
Mais l'incubation peut durer jusqu'à trois semaines.
Les symptômes sont habituellement évidents chez l'homme, chez qui les infections, silencieuses sont rares.
Il s'agit surtout de brûlures en urinant qui ont donné le nom populaire de "chaude-pisse", de mictions plus fréquentes, d'irritation et de rougeur à l'extrémité de la verge, d'écoulement de pus tachant le linge.
Chez la femme les signes de l'urétrite sont les mêmes que chez l'homme, mais l'infection est plus souvent vaginale avec des écoulements, des douleurs spontanées ou lors des rapports sexuels, un possible saignement rosé.
Il est plus fréquent chez la femme que les signes soient discrets et que l'infection passe inaperçue, au moins au début.

 

Causes

Il s'agit du gonoccoque, une bactérie du genre Neisseria Gonorrhoea, qui peut vivre et se reproduire dans l'organisme humain sans donner de symptômes, alors qu'il ne peut vivre longtemps en dehors du corps.
La maladie se transmet par les rapports sexuels. La contagion indirecte est exceptionnelle.

gonorrhee-femmeTraitement

Il faut consulter un médecin le plus vite possible dès que les symptômes apparaissent, ou que l'on apprend qu'un partenaire est traité pour cette maladie.
Le diagnostic est souvent évident devant l'ensemble des signes cliniques et le récit du malade, qui doit être aussi honnête que possible, sur les circonstances de la contamination.
L'examen clinique a surtout pour but de rechercher des lésions associées, des complications ou des localisations atypiques.
En cas de doute, un examen au microscope et une culture bactériologique du prélèvement sont demandés au laboratoire.
Chez la femme, l'examen comprend un prélèvement de sécrétions vaginales qui peuvent contenir d'autres germes responsables de signes identiques de maladies voisines.

Dans un premier temps, le médecin prescrit un antibiotique réputé actif sur le gonoccoque, dont la pénicilline reste le plus courant. En cas d'échec ou de récidive, c'est dans un second temps l'antibiogramme lié à la culture des bactéries qui va déterminer le choix de l'antibiotique le plus actif.
Il est impératif de traiter tous les malades mais aussi tous leurs partenaires pour rompre au mieux la chaîne de contamination.
S'il est usuel en France de laisser chacun avertir les personnes concernées, il n'est pas impossible légalement de les faire contacter, sous le couvert du secret, par les centres spécialisés et habilités.
Dans d'autres pays européens cette procédure est obligatoire.

Que peut-on faire soi-même?

Le plus important est de renoncer à toutes automédication qui pourrait dissimuler les symptômes sans guérir la maladie.
C'est ainsi que se multiplient les porteurs sains mais contagieux.

Evolution

L'incubation dure de 2 à 5 jours en moyenne.
Le début peut être brutal ou insidieux, surtout chez la femme.
Une gonorrhée correctement traitée guérit sans séquelles en quelques jours sous antibiotiques actifs.
Une gonorrhée ignorée ou insuffisamment traitée peut évoluer vers des complications régionales ou générales.
C'est donc une maladie sérieuse.

Comment éviter la gonorrhée?

Eviter la multiplication des partenaires sexuels.
Utiliser préservatifs et spermicides lors de rencontres occasionnelles.
Traiter et faire traiter tous les partenaires.