Hypoglycémie
L'hypoglycémie est par définition la baisse du taux de sucre dans le sang, la normale se situant entre o,9 et 1,1 gramme de glucose par litre de sang, selon les méthodes de mesure et l'état du sujet.
Les premiers signes d'hypoglycémie apparaissent pour un taux de 0,8 g / l.
Lors d'une hypoglycémie légère une sensation d'étourdissement, de faiblesse, de palpitations, de froid, de peau moite, de faim, de nervosité, d'irritabilité et de changement d'humeur apparaissent.
Lors d'une hypoglycémie plus sévère, des céphalées, un état confusionnel, des troubles visuels, des troubles locomoteurs, des tremblements, des troubles de l'élocution, un changement de personnalité sont des symptômes qui apparaissent.
Causes
Le taux de sucre dans le sang relève d'un fragile équilibre entre les phénomènes qui tendent à l'élever et ceux qui tendent à le faire diminuer.
Les premiers sont les repas, l'absorption de sucre solide ou dilué dans des boissons, l'action d'une hormone -le glucagon- qui libère le sucre stocké dans le foie et les muscles sous forme de glycogène.
Les phénomènes hypoglycémiants sont avant tout l'action d'une hormone -l'insuline- qui fait pénétrer le glucose sanguin dans toutes les cellules de l'organisme.
L'alcool, des médicaments comme les neuroleptiques et les tranquillisants, favorisent l'hypoglycémie.
Traitement
Les symptômes sont très variables.
Les signes mineurs associent une sensation de fatigue, de jambes en coton, des tremblements, des sueurs froides, une sensation impérieuse de faim avec douleurs dans la région de l'estomac, des palpitations cardiaques, des troubles visuels à type de vue double, des céphalées.
Les signes majeurs sont des manifestations neuropsychiques variables telles que obnubilation, hallucination, délire, confusion dans le temps et l'espace, crises convulsives, paralysies motrices, révulsion oculaire.
La forme la plus grave est le coma hypoglycémique.
Dans certains cas, les signes évoluent en s'aggravant progressivement.
Dans d'autres cas, les signes sont majeurs d'emblée, le coma pouvant apparaître sans signe annonciateur.
Le médecin pratique un examen clinique en évaluant le contexte, en interrogeant le patient et son entourage, ce qui suffit habituellement à évoquer l'hypoglycémie.
Une simple piqûre au bout du doigt permet l'analyse immédiate de la glycémie sur une bandelette ou sur un appareil portatif de mesure.
Une fois l'accès passé, il reste à en déterminer les causes et à essayer de les corriger, ce qui peut demander un bilan plus lourd et plus long.
Le traitement de la crise est simple : il faut apporter du sucre.
La voie orale, sous forme de sucre, de boisson sucrée ou de sirop, est la plus simple quand le sujet est assez conscient pour avaler sans risque de fausse route respiratoire.
La voie sanguine est nécessaire quand le sujet est comateux : l'injection intraveineuse de glucose est suivie d'un effet spectaculaire, le sujet se réveillant le plus souvent avant la fin de l'injection (et se demandant alors ce qu'on lui fait et pourquoi !).
Le traitement de la cause est plus complexe : rééducation alimentaire, rééquilibrage des repas, réajustement d'un traitement insulinique trop puissant sont les mesures générales.
Une tumeur sécrétante du pancréas peut nécessiter une intervention chirurgicale.
Que peut-on faire soi-même?
Lorsqu'on est diabétique, ou proche d'un diabétique, l'apprentissage des signes d'hypoglycémie est une nécessité.
On peut alors dès les premiers symptômes donner du sucre, avant que le coma ne survienne.
Le diabétique lui-même doit savoir équilibrer ses repas.
les sportifs et les candidats aux examens doivent apprendre à absorber des aliments sucrés pendant un effort de longue durée.
Evolution
Le plus souvent, le simple repos et une prise sucrée suffisent à ramener la situation à la normale dans les minutes qui suivent.
Les comas par épuisement peuvent se corriger spontanément, mais laissent parfois des séquelles.
Les comas profonds peuvent être mortels ou laisser de graves séquelles.
Toute hypoglycémie débutante doit faire l'objet de mesures urgentes, même si elle paraît bénigne.



