Néphrite
Le terme néphrite englobe toutes les maladies liées à une inflammation du rein, par infection directe ou par réaction immunitaire à une infection à distance.
Quand l'inflammation touche les glomérules (partie fonctionnelle du rein) il s'agit de glomérulonéphrite.
L'inflammation peut aussi toucher les tissus de soutien dans les néphrites interstitielles, les voies excrétrices dans les pyélonéphrites.
Elles sont extrêmement variées mais peuvent être classées en grands groupes :
- les infections sont les causes les plus fréquentes, en particulier celles à streptocoques hémolytiques, souvent dues à des angines mal soignées.
Il n'y a pas d'infection directe du rein, mais une réaction de type allergique entre les anticorps anti streptocoques et le tissu rénal.
- les maladies auto-immunes, telles le lupus érythémateux ou la péri-artérite noueuse, agissent selon un mécanisme identique.
- les intoxications sont responsables d'un nombre élevé de néphrites. Solvants, métaux lourds, médicaments mais aussi champignons, chlorates, phosphore, phénols, acide tartrique...sont des produits très toxiques pour le rein. Les suites des chocs septicémiques peuvent aussi provoquer des intoxications.
- la grossesse, le diabète, certaines maladies familiales sont des causes moins fréquentes mais réelles.
Traitement
La néphrite est suspectée devant l'association de plusieurs signes qui apparaissent quelques jours ou quelques semaines après une infection ou une intoxication.
Fatigue, nausées, parfois vomissements, maux de tête, gonflement du visage, surtout le matin et chevilles légèrement enflées au lever sont les signes les plus fréquents.
Simultanément les urines diminuent anormalement de volume ; ce symptôme peut passer inaperçu ou être imputé à des changements d'habitudes.
De tels signes imposent une consultation médicale.
Après un interrogatoire complet, le médecin pratique un examen clinique.
Il cherche notamment à confirmer la nature des oedèmes.
La prise de la tension artérielle montre des chiffres anormalement élevés.
Un premier examen d'urine, pratiqué à la bandelette, aide à déceler la présence de protéines (albumine) et de sang.
Des examens plus précis effectués en laboratoire permettent de doser les quantités anormales présentes.
Le traitement comprend d'abord un repos au lit, strict pendant toute la phase aiguë.
Un régime sans sel et peu abondant en boissons est imposé tant que le volume d'urine ne revient pas à des valeurs proches de la normale.
Un traitement par antibiotiques puissants, visant particulièrement les streptocoques, est institué sur une durée d'au moins quinze jours.
Exceptionnellement, des diurétiques et de la cortisone sont ajoutés au traitement.
Une épuration par dialyse est parfois nécessaire en début de traitement, ou quand la néphrite devient chronique.
Comment éviter la néphrite?
Il est difficile d'éviter la néphrite, mais il est souvent possible d'éviter la situation qui en est responsable.
Ainsi :
- une angine doit toujours être soignée par un médecin.
- les prescriptions antibiotiques doivent être respectées.
- consulter un médecin dès l'apparition des premiers symptômes.



