Paludisme
Le paludisme, malaria, ou fièvre des marais, est dû à un parasite, le plasmodium, qui se propage par l'intermédiaire des piqûres d'une variété de moustiques, l'anophèle femelle.
Deux semaines à deux mois après la piqûre, une fièvre intense s'installe avec troubles digestifs, nerveux, psychiques et douleurs diffuses.
L'élévation de la température au-delà de 40 degrés s'accompagne de frissons intenses.
Dans la forme typique, appelée fièvre tierce, les poussées fébriles surviennent tous les trois jours, entrecoupées de rémissions totales.
Le paludisme est présent dans toutes les régions intertropicales de tous les continents, sauf en altitude.
Il atteint 600 millions d'individus dans le monde.
Il a presque disparu du bassin méditerranéen-où il sévissait encore il y a 50 ans, en Corse par exemple-grâce à l'assèchement des marais et à la destruction des moustiques vecteurs.
Quelques cas isolés sont signalés autour des aéroports et sont dus à des moustiques voyageant clandestinement par avion.
Cause
Le paludisme est dû à trois types principaux de plasmodiums.
Chaque type est plus ou moins dangereux pour l'homme selon les complications qu'il provoque.
Introduit à l'occasion d'une piqûre d'anophèle, le parasite pénètre dans un globule rouge où il prolifère.
Le globule éclate et les plasmodiums libérés vont à leur tour proliférer dans d'autres globules.
Quand le nombre de parasites est suffisant, chaque crise de destruction des globules se traduit par une poussée de fièvre.
Traitement
Le traitement du paludisme consiste à lutter contre la fièvre, la déshydratation et les autres complications éventuelles.
Il consiste surtout à tuer les parasites à l'aide de médicaments spécifiques dont les plus connus sont la quinine, la nivaquine et des produits voisins.
Les cas de résistance à ces produits se multipliant, les médecins disposent de nouveaux médicaments encore très actifs et réservés au traitement des crises.
Que peut-on faire soit-même?
Il faut lutter contre la déshydratation en buvant beaucoup d'eau et contre la fièvre avec de l'acétylsalicylate (aspirine) ou du paracétamol.
Il faut surtout penser à un séjour récent en zone endémique pour évoquer le paludisme et consulter le plus vite possible un médecin
Le médecin prescrit des analyses de sang prélevé au moment d'une poussée de fièvre ; ce qui permet de mettre en évidence la présence de parasites, et de préciser de quel type de parasite il s'agit.
Le médecin apprécie le retentissement du paludisme sur l'état général du malade, et -c'est souvent nécessaire- décide de l'hospitalisation.
Évolution
Après un début anarchique, la fièvre présent un cycle bien marqué, tous les trois ou quatre jours en général.
Chaque poussée est précédée de frissons et suivie de sueurs abondantes?
Elle ne dure que quelques heures.
En l'absence de traitement, deux cas peuvent se produire :
- dans le premier, l'organisme s'habitue au parasite, et le sujet présente de longues périodes de rémission entrecoupées de crises.
- dans le second, des complications rénales ou nerveuses apparaissent qui entraînent la mort.
Le paludisme est donc une maladie grave, surtout pour des Européens dont l'organisme n'est pas habitué dès l'enfance à lutter contre le parasite.
Comment éviter le paludisme?
Il faut d'abord éviter les piqûres de moustiques par l'usage de moustiquaires, de produits repoussants à base de citronnelle par exemple, et d'insecticides dans les chambres.
Mais cela ne suffit pas : une prévention médicamenteuse est nécessaire de toute façon.
Qu'il s'agisse la nivaquine ou de produits similaires, la prévention doit être entreprise dès le jour du départ et se poursuivre impérativement deux mois après le retour pour être efficace.
Malgré cela, quelques personnes seront atteintes par un parasite résistant et développeront la maladie.
Important
Toute fièvre chez un voyageur de retour des tropiques est suspecte de paludisme.
Les complications du paludisme justifient un traitement médical rapide et rigoureux.



