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Antidiabétiques : insuline

insulineLes antidiabétiques sont les médicaments utilisés par les personnes souffrant du diabète pour contrôler le taux de sucre dans le sang (glycémie).
Dans le diabète de type II, le plus fréquent, et qui apparaît surtout à l'âge adulte, l'organisme produit de l'insuline mais ne peut l'utiliser correctement.
Dans le diabète de type I, qui se déclare souvent avant 30ans, le pancréas cesse de produire de l'insuline, l'hormone nécessaire au métabolisme du glucose et d'autres hydrates de carbone.
Il existe deux grandes catégories d'antidiabétiques : l'insuline, utilisée pour traiter les diabètes de type I, et les hypoglycémiants oraux, utilisés dans les diabètes de type II.


Les diabétiques de type II peuvent avoir exceptionnellement besoin de l'insulinothérapie, lorsque les hypoglycémiants ne sont pas suffisants pour normaliser leur glycémie.
L'insuline étant une hormone dérivée d'une protéine , il est nécessaire de l'administrer par voie interne.
En effet, si elle était absorbée oralement, la protéine serait digérée avant d'atteindre l'appareil circulatoire.
Les diabétiques nécessitant un traitement à l'insuline apprennent à se faire les injections sous-cutanées au moyen d'une seringue, dans les tissus gras (la cuisse, par exemple).
Il existe un système moderne d'administration de l'insuline, qui se compose d'une pompe commandée par un ordinateur programmé pour fournir différentes quantités d'insuline selon les besoins quotidiens.
La pompe contient la dose journalière d'insuline, dans un petit réservoir raccordé par un tube à une petite seringue hypodermique située dans l'abdomen, la cuisse ou le bras.
Le réservoir est contrôlé par un ordinateur miniature alimenté par pile, à peu près grand comme un petit baladeur, porté dans une poche ou attaché à une ceinture.
Les hypoglycémiants oraux appartiennent soit à la catégorie des sulfamides, qui stimulent la sécrétion d'insuline, soit à celle des biguanides, qui potentialisent sont action.

 

Action des antidiabétiques

L'insuline, qui est dérivée de sources animales (en général le pancréas d'un porc ou d'une vache) ou obtenue par clonage à partir d'insuline humaine, est administrée selon un schéma qui reproduit la sécrétion d'insuline d'un sujet nain.
Normalement, le taux d'insuline dans le sang varie en fonction des besoins de l'organisme.
Lorsque le taux de sucre dans le sang est élevé, le pancréas augmente sa sécrétion d'insuline afin de métaboliser ce sucre pour permettre son assimilation par les cellules.
Lorsque le taux de sucre est faible, le pancréas réduit la sécrétion d'insuline pour permettre à la glycémie de remonter.
Dans la mesure du possible, l'insulinothérapie reproduit ce mécanisme d'interaction.
De nombreux facteurs jouant sur les besoins en insuline : alimentation, activité physique, stress, et même le temps, les diabétiques doivent apprendre à contrôler eux-même leur glycémie et accorder le dosage d'insuline à leurs besoins.
Pour certains, une injection quotidienne d'insuline à action prolongée suffit.
Le plus souvent, les diabétiques prennent un mélange d'insuline rapide et lente.
Les hypoglycémiants oraux de type sulfamide stimulent la production d'insuline par le pancréas.
Les biguanides réduisent la résistance de l'organisme à l'insuline en potentialisant l'action de cette hormone.
Ces médicaments sont surtout efficaces en combinaison avec un régime approprié et de l'exercice physique.

Les effets secondaires

Les dosages d'insuline doivent être calculés avec soin : un excès ou une carence peuvent avoir des effets secondaires graves.
Lorsque la quantité d'insuline injectée est trop faible, le taux de sucre devient trop élevé, et un diabète mal contrôlé accroît le risque de troubles rénaux, cardio-vasculaires, oculaires ou d'autres complications.
Une dose trop élevée peut provoquer une réaction, qui abaisse dangereusement la glycémie (hypoglycémie).
Si cette réaction n'est pas rapidement contrée par l'absorption de sucre, l'hypoglycémie peut mener au coma et à la mort.
Les antidiabétiques oraux de type sulfamide peuvent aussi provoquer  une hypoglycémie, moins grave que la réaction à l'insuline.
Ces médicaments ont une interaction avec d'autres sulfamides antibiotiques, qui accentue la baisse de glycémie, aggravant  l'hypoglycémie.
Certains hypoglycémiants oraux ont une interaction avec l'alcool : ils provoquent des vomissements, tout comme les médicaments administrés aux alcooliques en cure de désintoxication, qui produisent une réaction dès que le malade prend un verre.

Autres traitements

L'insulinothérapie doit s'accompagner d'un régime strict et d'exercice physique pour contrôler le diabète de type I.
Une bonne proportion des diabétiques de type II peut être traitée par une perte de poids et une activité physique.

Les sortes d'insuline

Il existe plusieurs sortes d'insuline :

- L'insuline standard, à action rapide, qui atteint son pic d'efficacité entre 2 et 4 heures, a une durée totale d'action de 4 à 6 heures.
- L'insuline semi-lente, ou NPH, qui commence à agir au bout de 3-4 heures, atteint son pic d'efficacité entre 8 et 16 heures et a une durée totale d'action de 18 à 20 ou 24 heures.
- L'insuline lente, a action prolongée, qui commence à agir au bout de 14 à 20 heures, atteint son pic d'efficacité entre 10 et 20 heures, et a une durée d'action de 32 heures ou plus.