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Port du casque et de la ceinture de sécurité

casque_et_ceinture-de-securiteParmi les mesures destinées à réduire la gravité des accidents de la route, le port du casque et de la ceinture de sécurité ont fait leurs preuves depuis longtemps.
Pourtant malgré l'obligation légale et les contraventions qui en découlent, toutes les enquêtes montrent qu'il existe encore des réfractaires ou des négligents.

 

Respecter la réglementation

La ceinture

Après une période transitoire, le port de la cinture est obligatoire, pour les passagers avant d'un véhicule particulier, depuis le 31 décembre 1975.
Cette obligation, ainsi que l'usage de sièges spéciaux pour les enfants, est étendue depuis 1991 aux places arrière.
Il n'existe aucune dérogation à cette règle.
Le non-port de la ceinture est passible d'une contravention.
Le nombre d'infractions relevées augmente sans cesse, à mesure que les forces de police abandonnent une attitude éducative pour une attitude plus répressive.

Le port du casque

Son obligation s'est progressivement étendue à tous les conducteurs et passagers de deux-roues motorisés entre 1973 et 1980.
Les enquêtes montrent pourtant que 6 à 10% en moyenne des utilisateurs continuent de ne pas porter le casque, proportion qui monte à près de 20% lors des accidents.

L'efficacité de la ceinture

En cas d'accident grave, le risque de blessures sérieuses ou de mort est divisé par deux pour le conducteur, par trois pour le passager qui porte la ceinture de sécurité.
Le risque est même divisé par cinq en cas de retournement ou tonneau du véhicule, car le plus grand risque est alors l'éjection.
Dans les accidents survenus sur autoroutes, le nombre de tués est quatre fois moins important pour les usagers ceinturés.

Les raisons

La plupart des lésions graves ou mortelles proviennent de la projection sur le pare-brise ou la colonne de direction, ce que la ceinture empêche.
Lors d'un choc frontal à 20 km/heure, le poids d'un conducteur moyen atteint 400 kilos.
A 100 km/heure il atteint plusieurs tonnes. Il est totalement illusoire de penser que la seule force des bras pourra permettre d'éviter la projection.
Parmi les lésions dues à la projection, les chocs sur la tete dominent.
Ils sont responsables d'une perte de connaissance qui empêche toute mesure de survie en cas d'incendie débutant, ou de chute du véhicule dans l'eau par exemple.
Rester conscient est le meilleur moyen de pouvoir sortir seul du véhicule.

L'efficacité du casque

Pour les accidents en milieu rural, le casque divise par 1.5 le risque d'être tué.
Son efficacité est très spectaculaire en ville :  le risque est divisé par trois pour le cyclomoteurs, par deux pour les motos.
La raison est simple : une grande partie des lésions mortelles sont des traumatismes crâniens, le reste provenant de lésions multiples des membres ou de l'abdomen.
Le casque est la seule protection possible du crâne, à condition qu'il soit attaché.

Quel casque?

Qu'il soit enveloppant ou intégral, un casque doit correspondre aux normes en vigueur, attestées par le sigle NF de couleur verte.
Cela garantit la qualité de la calotte, de l'amortisseur et du rembourrage ainsi que du système d'attache.
Un casque doit être changé après tout choc violent même s'il n'est pas abîmé en apparence.
La durée d'efficacité entière d'un casque est d'environ cinq ans.
Les casques à étiquette bleue, rouge ou noire sans sigle NFsont à changer, leur qualité n'est pas du tout assurée.

Contre-indications

Le problème ne se pose pas pour les casques.
Il est régulièrement soulevé pour la ceinture de sécurité.
Or les médecins réunis sont unanimes et formels : il n'y a aucune contre-indication au port de la ceinture.
L'abdomen proéminent, les troubles respiratoires, la "claustrophobie à la ceinture", et même la grossesse ne contre-indiquent pas le port de la ceinture.

Peut-on refuser de respecter la loi?

La notion de confort ou de liberté individuelle est différente de celle de nécessité médicale.
La loi ne prétend pas protéger un citoyen contre son gré, mais elle entend protéger tous les autres contre les conséquences de ses actes.
Chaque vie sauvée, chaque blessure grave évitée représente une économie considérable pour la collectivité, somme que supporteraient les cotisations d'Assurance-Maladie et les primes d'assurance.
Sans oublier la douleur morale ou affective qu'engendre tout accident pour la victime et l'entourage.
Il est donc normal que la loi s'impose à tous et que les réfractaires soient sanctionnés.