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Saignements de nez

saignements-nezLe saignement de nez, ou épistaxis, est un incident fréquent dont les causes sont multiples.
Causes
Les causes traumatiques

Il peut s'agir d'une contusion locale, coup sur le nez, avec ou sans fracture des os propres.
Il peut s'agir aussi de traumatisme crânien, avec fracture des os du crâne.

Le saignement peut être alors isolé, ou associé à d'autres signes de traumatisme crânien.

Les maladies générales

Maladies infectieuses, insuffisance hépatique, maladies cardiovasculaires, dont l'hypertension artérielle, maladies de la coagulation spontanées ou provoquées par un traitement, et toutes les causes locales (ulcération nasale, tumeur, polype, angiome...) peuvent être à l'origine de saignements de nez.

Les saignements spontanés

Ils sont fréquents surtout chez l'enfant de 3 à 6 ans puis à l'adolescence, les saignements de nez spontanés sont généralement sans liaison avec une autre maladie.
Ils ont souvent un caractère familial et récidivant.
Ils sont parfois liés à la menstruation et dus à une fragilité particulière des capillaires irriguant les fosses nasales.

Que peut-on faire soi-même?

Il ne faut surtout pas pencher la tête en arrière, mais en avant et vers le bas.
La bascule de la tête en arrière n'a pas pour effet d'arrêter le saignement qui continue et s'évacue dans la gorge, au lieu de s'extérioriser.
Cette position est donc inutile et dangereuse.

Pour arrêter un saignement de nez, il faut :

a) pencher la tête en avant.
b) comprimer avec un doigt la narine qui saigne pendant une dizaine de minutes, temps nécessaire à la formation d'un caillot.
c) appliquer éventuellement un glaçon sur l'aile du nez. Le froid par son action vasoconstrictrice favorise l'arrêt de l'hémorragie.
d) en cas d'échec, faire un tamponnement en remplissant la fosse nasale avec une bande de gaze imbibée de produit hémostatique. Ne jamais utiliser de coton qui laisse des fibres et, quand il est ôté, entraîne souvent un nouveau saignement.

Lorsque le saignement survient dans un contexte de traumatisme, une évacuation en milieu médicalisé est indispensable : simple consultation ou évacuation sanitaire selon la gravité du cas.

Que fait le médecin?

Il peut assurer l'arrêt du saignement par deux moyens simples : le méchage, à l'aide d'une gaze imbibée d'hémostatique, ou la cautérisation de la zone capillaire.
Le traitement d'une lésion locale (tumeur, polype...) évite les récidive.
La recherche d'une maladie associée ou déclenchante complète la consultation.

Le saignement de nez est-il grave?

En lui-même, il n'est jamais grave. Il peut seulement être le signe révélateur d'une maladie plus sérieuse.
La plupart du temps surtout chez l'enfant, c'est un incident sans gravité ni conséquences.
Pourtant on peut mourir d'un épistaxis.
C'est le cas si l'hémorragie, abondante quand elle provient d'une artère nourricière des fosses nasales, ne s'arrête pas spontanément.
C'est surtout le cas quand la victime est allongée sur le dos ou  que la tête est penchée en arrière : le sang accumulé dans la gorge forme un caillot qui finit par empêcher toute respiration.

Important

Quand le saignement de nez survient après un choc ou un coup, lors de la pratique d'un sport par exemple, il est prudent de consulter un médecin qui s'assurera de l'absence de lésions importantes.
Certains cas de fractures du nez n'ont pas d'autres symptômes qu'un saignement.