Galactorrhée ou lactation anormale
- Détails
- Publié le jeudi 10 juin 2010 10:56
- Affichages : 1518
Les sécrétions ont une apparence laiteuse ou claire, verdâtre voire teintée de sang.
Causes de la galactorrhée
Ce trouble a des causes multiples et complexes.
La plus courante est une production excessive de prolactine, hormone produite par l'hypophyse, une glande qui se trouve juste au-dessous du cerveau.
La prolactine induit la lactation ou la production de lait chez la femme lorsqu'elle vient de mettre au monde un enfant.
Mais l'hypophyse peut héberger des tumeurs sécrétant une trop grande quantité de prolactine.
Il peut également y avoir une carence des hormones qui contrôlent la synthèse de la prolactine et d'autres déséquilibres du système endocrinien (hypothyroïdie, par exemple).
Les contraceptifs oraux, certains antihypertenseurs, les neuroleptiques et les tranquillisants, peuvent provoquer une galactorrhée.
Une lésion de la paroi thoracique peut stimuler la lactation en raison de la formation d'une masse qui exerce une pression sur les structures responsables de la production de lait dans le sein.
Les cancers du sein peuvent se traduire par des sécrétions sanglantes ou verdâtres.
Certaines femmes ont une montée de lait au cours des rapports sexuels lorsqu'elles ont accouché quelques mois auparavant.
Dans certains cas rares, le stress peut induire une galactorrhée sans doute en raison d'un déséquilibre hormonal.
Les nouveau-nés présentent parfois une galactorrhée en raison de la présence des hormones maternelles dans leur organisme.
Le trouble disparaît en général quelques mois après la naissance.
traitement
Dès l'apparition anormale dans le sein de sécrétions sanglantes, verdâtres ou purulentes, il faut consulter immédiatement un médecin.
S'il y a sécrétion sans signes infectieux, il convient de prendre rendez-vous chez un gynécologue ou un endocrinologue.
Le médecin interroge le patient sur sa vie sexuelle, ses antécédents médicaux et la prise de médicaments ou de substances illégales.
Il interrogera la femme sur ses cycles menstruels car la galactorrhée s'accompagne souvent d'une absence de règles.
Le médecin examine les seins et prélève les sécrétions.
Il prescrit des analyses de sang et d'urine, une mammographie ainsi qu'une radiographie ou un scanner de l'hypophyse afin d'éliminer une tumeur.
Si l'hypophyse ou les seins présentent une tumeur, il faut intervenir soit chirurgicalement, soit par radiothérapie, soit par voie médicamenteuse.
La chimiothérapie repose sur l'administration d'un médicament, la bromocriptine, éventuellement associée à une préparation à base d'oestrogènes.
La bromocriptine stoppe la galactorrhée et permet également de combattre les petites tumeurs hypophysaires sécrétant de la prolactine.
Elle permet également de restaurer le cycle menstruel.
Enfin, si la galactorrhée est la conséquence de la prise d'un hypotenseur, le médicament sera remplacé.
Evolution
La production de lait se poursuit parfois pendant plusieurs mois après la fin de l'allaitement, mais elle finit par s'interrompre naturellement.
Si la galactorrhée est la conséquence d'une tumeur, la seule possibilité de la stopper est de supprimer la tumeur.
La galactorrhée due à la prise de contraceptifs ou d'antihypertenseurs cesse avec l'arrêt du médicament.
La galactorrhée est-elle une maladie dangereuse ?
La production de lait n'est pas dangereuse en soi, ce sont les causes sous-jacentes du trouble qui peuvent être graves.
Les écoulements non lactés
Il existe des écoulements du sein qui ne sont pas faits de lait.
On les voit chez la femme, hors grossesse ou allaitement, mais aussi chez l'homme ou l'enfant.
Ces écoulements peuvent être sanglants, rouges ou bruns, ou séreux d'une couleur ambrée, voire mixtes sérosanglants.
La couleur de l'écoulement n'a aucune valeur en soi, et le même bilan doit être effectué.
Les causes habituelles sont des tumeurs cancéreuses ou kystiques et des anomalies cellulaires dans les canaux galactophores.
Comment éviter la galactorrhée?
Abandonner la contraception orale au profit d'une autre méthode.
Demander au médecin de remplacer le médicament responsable de la galactorrhée par un autre.




