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Chirurgie plastique du nez

chirurgie_plastique_du_nezLes malformations du nez peuvent être corrigées par la chirurgie pour des raisons médicales ou psychologiques.
Les raisons médicales sont celles où la malformation entraîne des troubles respiratoires, obligeant le malade à respirer par la bouche ou par une seule narine.
C'est essentiellement le cas des déviations par cloison nasale et des nez épatés.
Le retentissement fonctionnel de ces déformations entraîne souvent des sinusites à répétition dont le seul traitement est la correction plastique.
Les raisons psychologiques sont liées à l'esthétique, lorsque la forme du nez est telle que le sujet ne le supporte plus.
Il peut s'agir d'un nez busqué ou aquilin, d'un nez épaté ou en trompette, d'un nez parfois trop grand, plus rarement trop petit.
Les troubles psychologiques retentissent sur la vie sociale, affective, professionnelle à travers les complexes, les inhibitions, les fixations que le sujet développe et dont il peut souffrir.

Causes des malformations

Certaines malformations sont congénitales, portées dans le patrimoine génétique de l'individu.
Elles peuvent être accentuées par le hasard, ou surtout mal tolérées psychologiquement en fonction du lieu, de l'époque, des modes.
Avoir le nez Bourbon se portait moins bien après la Révolution qu'avant.
Il n'est pas rare que ces déformations congénitales du nez soient associées à d'autres anomalies, portant essentiellement sur le menton et le maxillaire supérieur, mais parfois aussi sur les pommettes.
C'est alors une reconstruction complète du massif facial qui doit être envisagée, le futur nez s'intégrant dans un ensemble harmonieux.
D'autres sont acquises à la suite d'un traumatisme, d'un accident (moins fréquent depuis l'obligation du port de la ceinture de sécurité, mais encore habituel chez certains sportifs), ou à la suite de traitements chirurgicaux ou radiothérapiques de lésions de la face.
On peut alors rendre au nez sa forme originelle, ou profiter de l'intervention pour le rendre plus conforme aux souhaits du patient.

La chirurgie plastique

Avant d'accepter une opération de chirurgie plastique, le chirurgien étudie d'abord la réalité des troubles ressentis et des déformations.
Un entretien à caractère psychologique poussé est obligatoire pour mesurer l'impact réel qu'aura l'intervention sur le mental du malade.
Il n'est pas rare qu'un délai de réflexion s'accompagnant souvent d'une psychothérapie préparatoire soit proposé par le chirurgien.
Les techniques modernes permettent non seulement de montrer sur une photo retouchée une image du résultat escompté, mais grâce à l'ordinateur, on peut visualiser les différentes possibilités et les montrer avec une impression de relief.
Le choix définitif fixé en commun par le chirurgien et son patient va déterminer la technique opératoire appliquée. 

Les techniques utilisées

En général, la modification se fait par voie narinaire, c'est-à-dire sans cicatrice externe.
Pour une simple déviation de cloison, le chirurgien fracture le cartilage et le replace en position correcte, soutenu par une attelle externe en forme de loup ou de tuile.
Pour un excès de matière osseuse ou cartilagineuse, le chirurgien enlève la protubérance par rabotage interne.
La correction de nez trop petits ou épatés est techniquement plus difficile : il faut fragmenter le cartilage et le remodeler entièrement.
Dans tous les cas, la première vision après ablation du pansement donne une image incomplète de la correction obtenue, due à l'oedème post opératoire qui disparaît en quelques semaines.

L'opération est-elle toujours nécessaire?

L'intervention est fortement conseillée quand la déformation retentit sur la respiration nasale, et entraîne par exemple des sinusites chroniques.
Elle est également très souhaitable quand les troubles psychologiques sont si importants qu'ils affectent les différents aspects de la vie sociale.
En revanche, il arrive de déconseiller l'intervention à un malade qui s'est persuadé que tous ses problèmes seraient résolus en changeant de nez, alors que le bilan psychologique montre que cet espoir est faux.
Le nez, le plus souvent très acceptable, ne sert que de point de cristallisation d'un trouble général de la personnalité que la chirurgie plastique ne peut résoudre.
Il s'agit alors pour le médecin de profiter de la démarche du patient pour l'amener à entreprendre une prise en charge plus globale de ses problèmes, en entamant, par exemple, une psychothérapie.

La chirurgie plastique est-elle remboursée?

Quand elle est justifiée pour des raisons médicales ou psychologiques, elle est prise en charge par la Sécurité Sociale et les mutuelles.
Il existe de nombreux services de chirurgie plastique dans les hôpitaux publics, accessibles à tous.
Il est normal que les modifications à but purement esthétique, pour des raisons de carrière artistique par exemple, ne soient pas prises en charge par la collectivité.